Pour prendre soin des organes génitaux il faut déjà en connaitre l’anatomie.
Jusqu’à l’acquisition de la propreté il est nécessaire que les parents s’occupent de l’hygiène des parties intimes mais lorsque l’enfant commence à être propre il est nécessaire de le laisser s’en occuper seul mais néanmoins les parents doivent superviser et apporter les conseils afin de les aider à obtenir la meilleure hygiène possible.
Chez le garçon
Anatomie organes génitaux masculins
A noter: le prépuce du garçon = chapeau clitoridien de la fille

Le prépuce est un repli de peau mobile entourant le gland de la verge. Le phimosis est un rétrécissement de l’extrémité du prépuce, ou orifice préputial, qui empêche de décalotter complètement et facilement le gland (le dégager en coulissant le prépuce).
Le décalottage complet du gland est possible chez :
- seulement 4 % des nouveau-nés ;
- 50 % des enfants de 3 ans ;
- 99 % des garçons à l’adolescence.
Le décalottage n’est actuellement plus recommandé. Il faut respecter la physiologie et les adhérences préputiales. Il s’agit d’un accolement entre la face muqueuse préputiale et celle du gland, sans sténose de l’anneau préputial. Il est physiologique et souvent pris pour un phimosis car le décalottage est impossible.
Néanmoins les parents peuvent ouvrir sans forcer le bout du prépuce à partir de 1 an de façon à faire pénétrer un peu d’eau lors de la douche quotidienne. Lorsque l’enfant devient propre il faut lui expliquer qu’il peut tirer un peu sur le prépuce de façon à ce que l’urine sorte du méat urétral sans s’accumuler dans le prépuce.
Il faut laisser l’enfant tranquille sans tenter de rétraction forcée au risque de créer des cicatrices et un phimosis induit.
Conseils de décalottage quotidien lors de la toilette par l’enfant une fois lui-même vers 5- 6 ans.

Si le phimosis subsiste après 5-6 ans, il peut provoquer parfois :
- des difficultés pour uriner (si le prépuce est très serré autour du gland). Cela se manifeste par exemple par un jet d’urine très fin, un gonflement du prépuce par accumulation d’urine sous la peau
- une balanoposthite (infection du gland et du prépuce). Elle se traduit par une inflammation de la peau du prépuce et du gland qui sont rouges et gonflés, des sensations de brûlures en urinant et dans certains cas un écoulement de pus ;
- un paraphimosis (étranglement du gland par l’anneau préputial rétréci). Ce phénomène arrive après une érection ou un décalottage forcé chez des personnes ayant un phimosis. Le recalottage est alors impossible. Il s’ensuit un étranglement et un gonflement du gland par l’anneau préputial (ou orifice préputial) avec douleur et réduction de la circulation sanguine du pénis. L’intervention rapide, voire urgente du médecin est nécessaire.
Chez l’adulte, en plus de ces complications, le phimosis peut également se manifester sous la forme de douleurs lors des érections gênant ainsi la vie sexuelle.
Par ailleurs, l’adulte atteint d’un phimosis non traité présente un risque accru de cancer de la verge.
HYGIENE CHEZ LA FILLE
ANATOMIE

Comment nettoyer
- On prend un savon doux et non parfumé.
- On ne nettoie pas l’intérieur des petites lèvres car on risque d’enlever le mucus qui protège des bactéries.
- Sans s’acharner et avec une compresse, on nettoie la vulve toujours de l’avant vers l’arrière, en écartant les lèvres. L’IDÉE ETANT D’ELIMINER LES DEPOTS DE SELLES POUVANT SE BLOQUER DANS LES REPLIS DE PEAU.
A la naissance possible pertes blanches et petits saignement liés aux modifications hormonales de la petite fille.
La coalescence des petites lèvres est une anomalie bénigne.
Cette anomalie, assez fréquente et diagnostiquée en général par votre médecin, pédiatre ou généraliste lors de l’examen systématique, se résout toute seule dans la plupart des cas.
Infos sur les organes génitaux des enfants
http://hopital-necker.aphp.fr/wp-content/blogs.dir/24/files/2012/05/FilleGarcon_LivretInfo.pdf
La vulvite
La vulvite correspond dans la quasi-totalité des cas à un phénomène inflammatoire local dans un contexte d’hygiène insuffisante chez des petites filles âgées de 3 à 6 ans en cours d’autonomisation sur la propreté. À l’interrogatoire, ce sont souvent des petites filles qui ont une hygiène mictionnelle incorrecte : elles se retiennent pour uriner, ne s’essuient pas correctement après être allées aux toilettes et se retrouvent fréquemment avec des sous-vêtements souillés d’urine.
Ces différents facteurs sont responsables d’une irritation locale qui est favorisée par les particularités anatomiques de cet âge : l’absence de pilosité, des petites et grandes lèvres fines qui ne recouvrent pas l’introitus et une faible distance ano-rectale. La vulvite survient chez les jeunes filles en âge prépubères, c’est-à-dire en l’absence d’imprégnation œstrogénique. C’est une inflammation de la vulve, fréquente entre 3 et 6 ans, période de l’apprentissage de la propreté. L’absence d’œstrogène ne permet pas le développement des lactobacilles responsables de l’acidification du pH vaginale [5]. Ainsi, le pH vaginal de la petite fille est plutôt alcalin, aux alentours de 7 et la flore vaginale est composée essentiellement de streptocoques, staphylocoques, corynébactéries, entérobactéries et des germes de la flore cutanée vulvaire. Cette alcalinisation est donc très défavorable au développement des candidoses, et celles-ci ne surviennent que dans des contextes particuliers d’immunodépression ou de diabète très déséquilibré chez la petite fille.
Les raisons
1) Parce que d’abord il existe des raisons anatomiques avec une proximité de l’anus et de la vulve notamment à cette âge avant la croissance du bassin, ça s’écartera plus tard !
2) Ensuite, toujours côté anatomie, parce que les petites lèvres et les poils et même la muqueuse du vagin ne sont pas développés comme ceux d’une femme rendant la peau plus sensible.
3) Enfin, votre enfant peut avoir ses propres facteurs de risques : une peau fragile tendance eczéma ou un surpoids-obésité qui peut amener à macérer dans les plis.
Que faire ?
En cas de vulvite, ce sont surtout les règles d’hygiène qu’il faut revoir pour éviter son apparition:
- EXPLIQUER à la petite fille qu’il faut bien écarter les jambes, enlever complètement le sous-vêtement, pour que l’urine ne s’écoule pas vers la région vulvaire.
- S’essuyer d’avant en arrière pour éviter de ramener les bactéries situées a niveau de la région anale
- Se tamponner la région vulvaire pour chasser les résidus d’urine
- Aller aux toilettes régulièrement sans se retenir sur de longues périodes, au moins 6 fois par jour.
- NE JAMAIS se retenir
- Côté linge, on préfère des sous-vêtements coton pas trop serrés et pas de lessives agressives ou d’assouplissants.
- Enfin, lors de l’épisode de vulvite, utilisez un savon doux au Ph Neutre sans colorants ou parfums pour une toilette intime à mains nues (et propres) deux fois par jour et rincer à grandes eaux surtout. Puis sécher en tamponnant sans laisser macérer ! Le rinçage doit être minutieux ainsi que le séchage. En cas d’irritation avec des douleurs importantes, il faut proposer de tamponner, voire de sécher avec un sèche-cheveux et de l’air froid.
- Pas de produits antiseptiques agressifs, et pas d’antibiotiques localement ou alors après avis médical
- Utiliser une crème riche en zinc/cuivre type Eryplast, Aloplastine, Oxyplastine, Cicalfate…
- Concernant la toilette intime, il est important de rappeler aux parents que les produits dédiés à la toilette intime de la femme adulte ne sont pas adaptés. Les lingettes et autres traitements locaux peuvent également entretenir l’irritation et sont donc à proscrire. De la même manière, l’utilisation d’un gant de toilette n’est pas recommandée.