La vaccination

La vaccination est, avec l’amélioration de l’hygiène et l’instauration de l’antibiothérapie, le facteur essentiel de réduction des maladies infectieuses dans le monde.

Grâce à la vaccination, des millions de vies sont sauvées chaque année et une maladie, la variole a été complètement éradiquée .
Certaines maladies ont actuellement disparu ou sont beaucoup plus rares, grâce aux programmes de vaccination : Tétanos, Diphtérie, Poliomyélite, Coqueluche, Haemophilus influenzae b, Hépatite b, Rougeole, Oreillons, Rubéole.
Cependant les agents responsables de ces maladies restent présents dans l’environnement ou chez des porteurs sains, et une diminution ou un arrêt des vaccinations provoquerait une nouvelle émergence de ces pathologies.
Certaines personnes ne peuvent pas être vaccinées pour des raisons médicales ( qui sont en réalité très peu nombreuses).
La vaccination de la collectivité permet de les protéger en réduisant la circulation des agents infectieux. 

LA VACCINATION, UNE PROTECTION INDIVIDUELLE, MAIS AUSSI COLLECTIVE 

La vaccination, un bénéfice

Elle présente un intérêt :

  • pour la santé : en évitant des complications liées aux maladies concernées,
  • économique : en diminuant le recours aux soins, les hospitalisations, les handicaps ou encore les arrêts de travail…

Une bonne couverture vaccinale pour une protection collective optimale.

L’immunité de groupe permet à des sujets non immunisés d’éviter la contamination à condition que la couverture vaccinale de la population soit suffisante (≥ 95 % pour la rougeole). 

En effet, les personnes immunisées font barrage entre les individus contagieux et les individus non immunisés. Le pathogène cesse alors de circuler dans la population. Une telle protection de groupe protège donc les sujets vaccinés, mais aussi les non vaccinés. 

Cette stratégie a déjà permis d’éliminer la variole, en France et à travers le monde. Elle pourrait conduire à l’élimination de maladies comme la rougeole ou l’hépatite B. 

LIENS UTILES


1) https://solidaritessante.gouv.fr/IMG/pdf/Guide_des_vaccinations_edition_2012.pdf

2) www.santepubliquefrance.fr

3) https://www.infovac.fr

CALENDRIER VACCINAL 2020

  • Diphtérie – Tétanos – Poliomyélite : Les rappels de l’adulte sont recommandés à âges fixes soit 25, 45, 65 ans et ensuite tous les dix ans.
  • Coqueluche : Le rappel coqueluche se fait à 25 ans. Les futurs parents sont particulièrement concernés, car la vaccination protège les nourrissons de moins de 6 mois dont la vaccination n’est pas complète.
  • Hépatite B : Si la vaccination n’a pas été effectuée au cours de la première année de vie, elle peut être réalisée jusqu’à 15 ans inclus. A partir de 16 ans, elle est recommandée uniquement chez les personnes exposées au risque de l’hépatite B.
  • Pneumocoque : Au-delà de 24 mois, cette vaccination est recommandée dans des situations particulières.
  • Méningocoque C : A partir de l’âge de 5 mois et jusqu’à l’âge de 24 ans inclus, une dose unique est recommandée pour ceux qui ne sont pas déjà vaccinés.
  • Rougeole – Oreillons – Rubéole : Pour les personnes nées à partir de 1980, être à jour signifie avoir eu deux doses de vaccin.
  • BCG (Tuberculose) : La vaccination contre la tuberculose est recommandée à partir de 1 mois et jusqu’à l’âge de 15 ans chez certains enfants exposés à un risque élevé de tuberculose.
  • Papillomavirus humain (HPV) : La vaccination est recommandée chez les filles âgées de 11 à 14 ans avec un rattrapage jusqu’à 19 ans inclus. La vaccination des garçons aux mêmes âges sera mise en place à partir du 1er janvier 2021. De plus, la vaccination est recommandée aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) jusqu’à l’âge de 26 ans.
  • Grippe : La vaccination est recommandée, chaque année, notamment pour les personnes à risque de complications : les personnes âgées de 65 ans et plus, celles atteintes de certaines maladies chroniques, dont les enfants à partir de 6 mois, les femmes enceintes et les personnes obèses (IMC>40kg/m²).
  • Zona : La vaccination est recommandée chez les personnes âgées de 65 ans à 74 ans inclus.

Concernant la population pédiatrique nous proposons d’ajouter des vaccinations supplémentaires afin d’améliorer la protection de nos enfants

  1. ROTAVIRUS : les études s’accumulent pour confirmer l’excellent rapport bénéfice risque de cette vaccination. Il est important de souligner qu’aucun pays n’a arrêté son programme de vaccination après le calamiteux et inexact rapport de la pharmacovigilance française. Cette année, les agences officielles allemandes et anglaises ont publié le bilan de plusieurs années d’implémentation de ces vaccins. Les résultats sont sans équivoque : baisse spectaculaire des pathologies dues aux rotavirus, des hospitalisations et des passages aux urgences, sans aucune augmentation (voire une baisse) de l’incidence des invaginations intestinales aiguës dans la première année de vie
  2. MENINGOCOQUE B: schéma en 3 doses à 3 mois-5 et entre 12-16 mois Bexsero® : l’expérience anglaise depuis maintenant 3 ans a démontré l’efficacité de cette vaccination contre les méningocoques B ainsi que la bonne tolérance, si l’administration de paracétamol accompagnant la vaccination est systématique (10). Une étude cas-témoins au Portugal a confirmé une efficacité sur le terrain d’au moins 80 % chez les nourrissons (11).
  3. VARICELLE: schéma en 2 doses à 12 et 24 mois Varicelle : l’expérience américaine accumulée depuis plus de 20 ans montre l’excellente efficacité contre la varicelle et le zona ainsi que la bonne tolérance de ces vaccins. De plus, contrairement aux craintes de certains, chez les sujets non vaccinés, aucune augmentation de l’incidence du zona ou de l’âge des varicelles n’a été observée
  4. MENINGO A C Y W135 Comme dans d’autres pays européens, l’augmentation de l’incidence du sérogroupe W plaide pour la vaccination de l’adolescent. Des études récentes en Hollande et Australie confirment l’efficacité en vie réelle de cette vaccination ainsi qu’un effet de groupe
  5. HEPATITE A schéma en 2 doses à 13 et 18-24 mois