Les perturbateurs endocriniens

Il s’agit d’une substance chimique ou naturelle qui interagit avec le système hormonal et induit un effet néfaste. Il y en a plusieurs centaines autour de nous, ils sont invisibles et pourtant leurs effets sur la santé sont nombreux.

De nombreuses substances chimiques synthétiques sont considérées comme perturbateurs endocriniens.

  • les parabènes: produits d’hygiène
  • le bisphénol A : certains articles en plastique, revêtements internes des boites de conserve
  • les phtalates certains articles en plastique mou
  • des pesticides comme la chlordécone.
  • des retardateurs de flamme dans les meubles rembourrés
  • des composés perfluorés dans certaines casseroles anti-adhésives
  • du Triclosan dans des déodorants ou des dentifrices.

Il existe aussi des perturbateurs endocriniens d’origine naturelle comme les phytoestrogènes présents notamment dans le soja ou certaines huiles essentielles.

Notre corps n’est pas une barrière imperméable et ces substances peuvent nous contaminer par la peau, par le système digestif et les muqueuses, par les voies respiratoires et enfin de la mère au fœtus.

Le niveau de danger de ces substances est très variable. On considère que ces substances sont des perturbateurs endocriniens avérés lorsqu’on dispose de la preuve de leur toxicité élevée. Leur utilisation est alors limitée, voire interdite. En l’absence de preuve scientifique suffisante, les autres substances sont aujourd’hui considérées comme des perturbateurs endocriniens suspectés.

Les perturbateurs endocriniens jouent un rôle dans l’apparition de nombreuses maladies. Un exemple historique est celui du Di ethyl stilbestrol (DES prescrit sous le nom de Distilbène). Ce médicament oestrogénique a été donné, à tort, aux femmes enceintes entre le début des années 50 et la fin des années 70 pour éviter des fausses couches, et a engendré des malformations et des cancers chez les enfants exposés in utero. Cet exemple illustre le fait que des effets délétères peuvent survenir bien après l’exposition et de façon transgénérationnelle (la troisième génération est également touchée). De nombreuses maladies peuvent être favorisées par l’exposition aux perturbateurs endocriniens, vous en trouverez des exemples ci-dessous (vous pouvez les consulter en faisant défiler les flèches).

Les effets des perturbateurs endocriniens sont particulièrement importants à des moments clés de la vie et de notre développement : la grossesse, l’enfance et la puberté. On parle de « périodes de vulnérabilité ».


Les perturbateurs endocriniens ne sont pas des toxiques comme les autres.

• Ils peuvent agir en très faible quantité

• Ils se trouvent en mélange complexe autour de nous et leurs effets se potentialisent entre-eux : on parle « d’effet cocktail »

• Nous sommes exposés aux perturbateurs endocriniens tout au long de la vie : un grand nombre s’accumulent dans notre tissu graisseux mais une partie peut également être éliminée en quelques heures dans les urines. C’est le cas par exemple des phtalates et les bisphénols A, S et F retrouvés dans les plastiques ou certains pesticides non persistants. Il y a donc un réel bénéfice à diminuer notre fréquence d’exposition à ces substances.


Les connaissances scientifiques évoluent et de plus en plus de réglementations (France, Union Européenne) visent à protéger les populations des effets des perturbateurs endocriniens. Cependant ils sont encore très nombreux autour de nous et nous pouvons limiter notre exposition et celle de nos enfants par des gestes simples.

Un site extrêmement bien réalisé vous permet de vérifier quels sont les perturbateurs endocriniens présents dans notre quotidien.

https://lesperturbateursendocriniens-mamaison.com